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Origine

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les avis de Cinemasie

4 critiques: 2.56/5

vos avis

8 critiques: 2.91/5



Arno Ching-wan 3 Divertissement honorable sous influences
Elise 3 Rien de vraiment nouveau mais très mignon
Xavier Chanoine 2.5 Cite un peu tout le monde et manque d'originalité. Pour les plus petits.
Ghost Dog 1.75 Chez Gonzo rien de nouveau
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Divertissement honorable sous influences

Origine fait partie de ces œuvres collectives créées sous l’impulsion de producteurs désirant faire du divertissement pur et simple. La note d’intention est assumée sans que la notion même de film d’auteur soit évoquée. Qui a dit Gonzo ?

Les superbes syplhes des boisA l’instar de Spriggan et autre Wonderful Days, Origine pioche – décidément - allègrement dans Akira . Les mutations de l’homme avec la forêt font penser à l’œuvre d’Otomo : le bras d’Agito devient une branche comme celui de Tetsuo un amas de chair répugnant, le visage d’un homme disparaît dans un arbre envahissant comme la pauvre Kaori le fait dans les méandres du magma – toujours de chair - de Tetsuo etc... Hayao Myiazaki est aussi largement parasité. Le diptyque Nausicaa/Mononoké compose la trame d’ensemble (forêt versus civilisation/progrès des hommes, relative absence de manichéisme...), et le mélo entre un jeune garçon et une fille venue d’ailleurs recycle Laputa sans honte. Ces influences sont plus ou moins bien digérées pour, à l’arrivée, aboutir à un divertissement chiadé et sans temps mort. Contrairement à son titre, l’originalité d’Origine n’est pas au rendez-vous. L’œuvre n’a pas d’âme, cela s'en ressent mais il n’empêche qu’on passe un bon moment, les intégrations 3D sont réussies, les décors somptueux, le character design du presque inconnu au bataillon Kouji Ogata ( Boogiepop Phantom) rafraîchissant, et la réalisation de l'encore plus inconnu Keiichi Sugiyama efficace. La musique n’est pas en reste, le compositeur Taku Iwasaki ( Kenshin le vagabond - Le chapitre du souvenir) a fait du bon boulot sur un score épique, épaulé par les deux très belles chansons de la « chanteuse aux pieds nus » Akiko Yoshida, plus connue sous son nom de scène KOKIA(*).

Les Studios Gonzo nous pondent là du joli instantané mais il manque franchement à l’ensemble un fil conducteur cohérent, à savoir un réalisateur inspiré avec un peu plus de personnalité qui n’aurait pas été parachuté là comme simple directeur artistique. L’œuvre est plaisante mais on espère que le producteur Koji Kajita, PDG de Gonzo, saura confier les rênes du prochain long métrage à quelqu’un d’un peu plus solide. L’avenir proche nous le dira puisque Brave Story se profile à l’horizon, film dirigé cette fois par Koichi Chigira, déjà remarqué sur les séries Last Exile et Full Metal Panic!. Et même si les premiers échos au Japon ne sont pas des plus engageants, on se plait à croire qu’ils se trompent…

(*) Kokia est passée au Bataclan samedi 20 janvier 2007. Plus d'infos ici. Portrait de la star issu de Wikipedia .



06 février 2007
par Arno Ching-wan




Rien de vraiment nouveau mais très mignon

Il faut reconnaître, comme dit dans les autres critiques, que Origine reprend allègrement dans des classique de l'animation japonaise, comme Akira, avec la mutation du bras, mais aussi Princesse Mononoke, pour tout ce qui touche à la forêt et au discours écologique qui en sort. L'histoire n'est pas non plus très élaborée, on a un peu l'impression, en voyant la fille sortir de nulle part, et convoitée par une méchante armée, de se retrouver devant un bis du Chateau dans la ciel. Bref, tout cela n'apporte pas grand chose de nouveau à l'animation japonaise en général, mais on passe tout de même un très bon moment devant ce spectacle où toutes les références arrivent à bien se mêler les une aux autres, et surtout grâce à la musique magnifique qui nous berce complètement (d'ailleurs limite à en faire dormir des fois). Bref, un film loin d'être original, mais qui se laisse voir tranquillement.



28 février 2007
par Elise




Cite un peu tout le monde et manque d'originalité. Pour les plus petits.

Dans la famille des animes sans imagination je demande Origine des studios Gonzo. Vous ne m'empêcherez pas de l'appeler puisque le constat est bien vérifié après visionnage, oui, le bébé de Sugiyama n'a rien d'un grand. Pire même, son manque cinglant de maturité lui fait louper la marche d'une potentielle troisième place sur le podium, détenue par les mecs de Ghibli et quelques surdoués de la japanimation SF. Origine n'est pas l'objet onirique tant attendu, bien qu'armé d'un titre et d'un pitch plutôt bien foutu. C'est un produit pas très fini, co-réalisé un peu partout dans l'Asie (équipes japonaises, coréennes et chinoises) par une armée de mecs relativement talentueux sans pour autant mérités d'être couronnés de gloire. Explications.

Si Origine peut amuser deux minutes toute une galerie de bambins lors d'une sortie ciné avec l'école (tous nourris et bercés aux TF! et Salut les zouzous), il en est tout autrement de ceux qui se sont déjà coltinés à plusieurs reprises les standards de Miyazaki, Oshii et Otomo. Car pour faire simple, le dernier né des studios Gonzo se permet sans véritable gêne de pomper allègrement sur les artistes cités précédemment, de façon aléatoire selon les situations. Un coup on développe un plaidoyer sur la sauvegarde d'une forêt (Princesse Mononoké rules) un autre on met l'accent sur un univers bidimensionnel où doivent s'affronter le héros et le grand méchant traître dans une zone non sans rappeler l'antre du château dans le ciel, puis on tourne autour d'univers avant-gardiste à la Ghost in the Shell et l'on met en scène deux trois mutations organiques non sans rappeler celles de Tetsuo dans l'excellent Akira. D'accord les inspirations sont bonnes (manquerait plus qu'ils pompent les coupes de cheveux de Cobra...ah mais, si, ils l'ont fait!), mais rien ne justifie ce grave manque de conviction dans le traitement des personnages et au niveau du scénario, plat.

Le problème avec Origine c'est que l'on a réellement du mal à s'attacher aux personnages. Premièrement leur manque de charisme y est pour quelque chose. Voyez-vous, on distingue leur "puissance" par leur couleur de cheveux, quand elle vire au gris c'est qu'ils sont à même de casser tout ce qui bouge; vachement original donc. En second lieu, malgré le passé plutôt bien travaillé d'une poignée de personnages (le héros et son père absorbé par la forêt, la jeune Toola venant tout droit du passé, etc...), on peine vraiment à s'identifier à leur image ou à éprouver quelconque compassion face à leur douleur et aux choix qu'ils sont obligés de faire, comme briser un amour pour se rallier à des camps différents. L'histoire ne fait donc preuve d'aucune originalité et accumule les clichés des plus dépassés. Fin à l'eau de rose, fausse tristesse, méchants ringards au possible et messages aussi forts qu'un pétard mouillé.

Qu'il y a t-il donc à sauver dans Origine? Un rythme qui ne faiblit que très rarement? Quelques rares décors oniriques (contrastant avec d'affreux paysages futuristes), une animation de qualité? Oui, sûrement. Mais l'on retiendra surtout les deux génériques interprétés par la plus belle voix de la Jpop : Kokia. Littéralement sublimes, ils nous transportent vers des lieux que le métrage lui-même n'arrive pas une seule seconde. L'intro Harmony Oto - with reflection et surtout le générique de fin Ai no melody figurent parmi les plus belles chansons jamais entendues dans un film d'animation. Allez n'ayons pas peur, Ai no melody est juste extraordinaire.

Esthétique : 3/5 - Décors inégaux, chara-design franchement moyen. Musique : 4.75/5 - Composition pompant sur Hisaishi, mais deux génériques inoubliables. Kokia, je t'aime ^^. Interprétation : -/5 Scénario : 2/5 - Faible, comparé aux illustres aînés qu'il cite sans cesse. Et c'est cliché.



25 décembre 2006
par Xavier Chanoine




Chez Gonzo rien de nouveau

L’ennui est bel et bien au programme avec cet Origine qui ne parvient jamais à décoller, faute à une absence d’accroche scénaristique et à un déjà-vu patent : monde post-apocalyptique (ok, mis à part les japonais, y’a pas grand monde pour se projeter aussi loin dans l’avenir, mais ça ne dispense pas de se renouveler), personnages sans âmes et pompés sur d’autres classiques du genre, sempiternel combat écolo entre la technologie humaine et la nature qui réclame sa place… Et si la musique sauve un peu les meubles, on ne trouvera même pas satisfaction dans les graphismes, mélange de 2D et 3D particulièrement laids. On repassera.



16 avril 2007
par Ghost Dog


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